Texte de remplacement

Actualité : reconstruire la république démocratique du Congo

Posté dans la catégorie A savoir le 20 juillet 2006

Saviez-vous que la République Démocratique du Congo (RDC) compte en 2006 près de 20 millions de sous-alimentés et 4 millions de morts liés à la propagation de maladies courantes comme le choléra? La guerre civile a beau être officiellement terminée depuis 2003, la République Démocratique du Congo subit pourtant la plus grande crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale. Mais force est de constater le silence des médias et la méconnaissance de l’opinion publique sur cette situation.
Un oubli médiatique et public contre lequel les humanitaires, restés sur place, tentent de lutter. Car aujourd’hui, tout est à reconstruire et la mobilisation des acteurs politiques, institutionnels ainsi que de la société civile est plus que jamais nécessaire.
 « L’urgence » du post-conflit
Depuis 1992, la République Démocratique du Congo subit les conséquences de deux guerres En 1960, l’indépendance est accordée au pays dans la précipitation. Après cinq ans de guerre civile, Mobutu, alors colonel, s’empare du pouvoir lors d’un coup d’Etat (1965) et met en place un régime présidentiel autoritaire soutenu, par intérêts stratégiques ou économiques, par plusieurs pays occidentaux. Les années 1970 et 1980 sont celles du Zaïre dirigé sans partage par Mobutu et son parti unique, le MPR (Mouvement Populaire de la Révolution). En 1990, Mobutu annonce le multipartisme et accepte la convocation d’une Conférence nationale (1991) chargée d’adapter la Constitution. Jouant habilement de multiples événements (émeutes, mutineries, crises politiques), Mobutu empêche toutefois le processus de réformes d’aboutir. Ce n’est qu’en 1996 qu’un projet de Constitution est adopté par le Haut conseil de la République. Mobutu meurt en 1997. Un dialogue est initié en 2000 chargé d’assuré la transition vers la démocratie et menant aujourd’hui à des élections libres.
Mais, pillages, insécurité, effondrement des structures publiques sont aujourd’hui le quotidien des Congolais et l’accès aux soins, quasi inexistant du fait de la situation chaotique du pays, est aujourd’hui une des problématiques les plus graves à laquelle est confronté le pays.

La reconstruction du système de santé est définitivement un enjeu considérable pour un pays en pleine transition politique.
Issu des premières élections libres depuis 30 ans, le nouveau gouvernement congolais sera élu en octobre. Il aura alors la lourde charge de sortir le pays d’une des plus longues et des plus destructrices crises que le continent africain ait connues !

Médecins du Monde acteurs et témoins en RDC

Dès 1994, Médecins du Monde est présente en RDC avec des missions de proximité auprès de la population congolaise : à Goma, dans l’est de la RDC, avec des actions de lutte contre le VIH, à Kinshasa pour l’accompagnement des enfants des rues, à Kalémie et Kongolo (au nord) pour lutter contre les épidémies et aider au développement des services médicaux ainsi qu’à Barhorucco pour la promotion de l’accès aux soins. Très impliqué en RDC en tant qu’acteur de terrain agissant dans l’urgence, MdM a aujourd’hui à  cœur de favoriser la reconstruction du système de santé en RDC, levier de développement incontournable. Pour MdM, le secteur de santé doit être une des priorités de la reconstruction du pays. C’est dans cette optique que l’association assure la conduite d’un consortium d’ONG médicales (GOAL pour l’Irlande et  COPI pour l’Italie) financé pendant trois ans par l’Union Européenne et prenant en charge 9 zones de santé dans le district du Tanganyka.

Aujourd’hui MdM dans la cadre de son rôle de plaidoyer/témoin tient à faire le point sur la situation de la RDC. Désireuse d’impliquer l’ensemble des acteurs locaux et internationaux et ainsi que toutes les personnes concernées par cette reconstruction, l’association a invité bailleurs, opérateurs et acteurs politiques, à se réunir autour de cette question. La rencontre a permis d’identifier les enjeux réels que couvre la reconstruction du système de santé et les moyens qui doivent être fournis.

Au délà de cette question, Médecins du Monde souhaite en poser une autre relative au traitement par les médias de ce type de situation et de l’intérêt qu’il y a pourtant à sensibiliser l’opinion publique (c’est-à-dire vous) sur des situations comme celle que connaît aujourd’hui la RDC. Pensez-vous que la RDC fasse partie de ce qu’on l’on appelle les crises/populations oubliées ? Pensez-vous que les médias peuvent avoir ici un rôle à jouer pour lutter contre une certaine forme d’oubli ? Votre avis comme votre mobilisation nous intéresse….
 

La RDC : après la crise… l’oubli

Posté dans la catégorie Actualité le 12 octobre 2006

« Une catastrophe ayant eu lieu sur le continent africain a besoin de 48 fois plus de victimes pour être autant couverte par la télévision (…) qu’une catastrophe ayant eu lieu en Amérique ou en Europe » (Esther Duflo, économiste)

Vous souvenez-vous des 300 000 morts du Darfour ?
Vous souvenez-vous de ce que vivent les civils en Tchétchénie ?
Vous souvenez-vous du conflit qui sévit au Sri Lanka ?
Apparemment le traitement de l’information humanitaire n’est pas égal et certaines populations tombent dans l’indifférence générale.

Mais par qui et pourquoi sont-elles oubliées ?
A cette question, inévitablement, les médias dont on connaît l’extraordinaire capacité de mobilisation mais aussi d’omission, sont montrés du doigt.
Mais ce phénomène d’oubli est-il vraiment de leur seule responsabilité ?
N’y a-t-il pas plutôt une responsabilité partagée entre médias et humanitaires ?
Qu’en est-il aujourd’hui de la relation entre médias et humanitaire ?
Médecins du Monde souhaite interpeller acteurs des médias et de l’humanitaire, tout autant que l’opinion publique, sur cette réalité.
C’est pourquoi nous sommes présents au Festival Visa pour l’Image-Perpignan, du 2 au 17 septembre, pour dresser un portrait photographique de l’oubli et mobiliser le plus grand nombre sur ce sujet.
C’est aussi pour cela que nous vous proposons ce blog dédié à cette question. Une question essentielle. Un manifeste contre l’oubli. Alors venez « bloguer » à nos côtés, apportez vos propres témoignages, posez vos questions, et découvrez le regard de professionnels des médias et de l’humanitaire sur ce sujet.
Contribuez avec nous à défendre ceux que le monde oublie peu à peu….

Commentaire sur Patrick Hirtz : “Nous avons besoin les uns des autres pour raconter le monde…”

Posté dans la catégorie Vos commentaires le 14 septembre 2006

On ne peut qu’approuver le voeu de P Hirtz que journalistes et humanitaires “apprennent à travailler ensemble, redéfinissent entre eux un contrat de confiance”.
Il serait intéressant de préciser : quels journalistes ? quels humanitaires ?
Le site de Coordination Sud, qui se présente comme le portail des ONGs françaises de solidarité internationale parle d’un nombre de plusieurs milliers pour les ONGs françaises (voir Budget et nombre d’ ONGs françaises à http://www.coordinationsud.org/rubrique.php3?id_rubrique=20).
Certes cette diversité est source de richesse mais n’est-elle pas aussi source de difficulté à se faire entendre ?
Quand une grande ONG, à l’occasion du terrible tsunami asiatique, fait savoir (et à mon avis, c’est tout à son honneur), qu’elle n’a plus besoin de fonds, combien de petites ONGs auraient aimé en avoir un peu plus ?
Alors communiquer : oui mais en évitant la surenchère, comme l’écrit P Hirtz (”Le pire, c’est lorsqu’ils se placent dans une logique marchande, qu’ils ont besoin de se montrer, de se raconter pour récolter des fonds et qu’ils donnent dans la surenchère sur certains lieux de crise.”)
Une plus forte coordination des humanitaires n’apparait-elle pas alors comme souhaitable, tant dans le domaine de la communication que peut-être dans d’autres domaines, avec le risque pour chaque ONG de perdre (un peu ?, beaucoup ?) de son identité ?

Roger Wyart

10e prix international de photographie Humanitaire

Posté dans la catégorie Concours photo le 30 août 2006

Vous êtes photographes amateurs ou professionnels? Envoyer vos photos à Médecins du Monde Espagne jusqu’au 15 novembre 2006 pour le concours Luis Valtuena.

Médecins du Monde Espagne lance le Prix international de la photographie Humanitaire Luis Valtuena pour la dixième année consécutive.
Le concours est ouvert a tous les photographes, amateurs et professionnels, majeurs et de toute nationalité.
Les photos devront toucher les thèmes concernant l´action humanitaire, la coopération internationale et l’exclusion sociale (atteinte aux droits de l´homme, conflits armés, désastres naturels, populations réfugiées et immigrantes, collectifs socialement exclus, etc. ) et/ou
représenter les efforts solidaires dirigés à construire un monde plus juste et plus équitable.
Chaque participant pourra présenter un maximum de trois photographies, faisant partie ou non d´une série, auxquelles aucun prix n´a été décerné auparavant. Les photos pourront être en couleur ou noir et blanc.

Plus d’information sur le site de Médecins du Monde Espagne

Pour adresser vos photographies :
- Les images digitales devront être envoyés en format digital de 150-200 dpi de définition et
en format JPEG comprimé en haute définition (12).
- Les images digitales retouchées et truquées ne seront pas acceptés.
- Les images digitales ne devront inclure aucun signe d’identification de l’auteur.
- Les images digitales, seront remises en utilisant un support CD Rom, protégée et identifiée avec le nom de la personne participant à l’adresse suivante: MÉDICOS DEL MUNDO (c/ Andrés Mellado, 31 – Bajo – 28015 Madrid), à l´attention de: “PREMIO INTERNACIONAL DE FOTOGRAFÍA HUMANITARIA LUIS VALTUEÑA”.
- En plus des images digitales, le CD Rom devra inclure un document électronique en format Word avec l’information suivante:
- Titre de l´oeuvre
- Le mot SÉRIE, s´il agit d´une série de photographies, y compris l´ordre dans lequel
les images doivent être vues.
- Un résumé qui permette de décrire la/les photographies, lieu et circonstances de
la prise (max. 1 page).
- Nom, prénom, numéro de téléphone et l´adresse email de l´auteur ou de la
personne de contact.
- Spécifier dans ce document si les oeuvres se présentent aussi au Prix Spécial.

Les prix décernés :
Seront décernés les prix suivants:
-PREMIER PRIX : une bourse de travail de 8.000 euros
-ACCESSIT : 2 prix de 1.000 euros chacun
-PRIX SPECIAL : prix de 1.500 euros sera donné aux meilleures photos sur le thème de “Femmes et petites filles, protagonistes du changement social”.
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18 ans de Visa

Posté dans la catégorie Vos commentaires le 30 août 2006

j’ai suivi Visa depuis 18 ans. c’est une fois par an, comme Noel, Paques, ou le 14 juillet plutot car c’est un feu d’artifice de photos sur la vie et la mort du monde.
j’aimerai trouver sur la toile tout au long de l’année, semaine apres semaine, les images que l’on ne voit qu’une fois par an pour avoir le temps de les digerer, de se poser des questions, d’y repondre, pour rester ensemble, et ne pas perdre tant de temps finalement.